• Jade Arestan-Mallet

Au temps du confinement..

Mis à jour : avr. 19

J’ai hésité à écrire au sujet de ce qui se passe : l’information est plus qu’abondante, quelle qu’elle soit (alarmante ou apaisante, solidaire, scientifique, spirituelle, sociale, positive, pressante...). Si je partage aujourd’hui ces quelques mots, c’est pour une invitation renouvelée à porter son attention sur ce qui se passe en-dedans. Au-dehors, on le voit bien, ce grand arrêt généralisé, ce monde en suspension, entraîne avec lui une purification de l’air, un regain de la présence animale, un élan de solidarité et de partage.


Que se passe-t-il en dedans ? Purification, regain de présence et solidarité avec les diverses parties de nous sont-ils au rendez-vous ? Je ne parle pas d’un état des lieux sévère et intransigeant sur nos vies et nos habitudes, ni d’un examen de conscience. Il ne s’agit pas de vous auto-évaluer pour obtenir une note : suis-je une bonne personne ? suis-je heureux ? ai-je le droit de l’être ? mon travail contribue-t-il à un monde meilleur ? Autant de questions qui peuvent vite nous faire perdre le moral et nous reconnecter à toute allure aux égrégores négatifs qui traînent dans l’air. Je parle d’une observation du dedans avec indulgence et bienveillance. Je parle d’être bien-veillant avec soi, c’est-à-dire à la fois tolérant et compatissant, et à la fois bon observateur, attentif et sans parti-pris. Revisitons nos habitudes et nos mécanismes, cherchons à percevoir les schémas et les programmations qui sont derrière (n’ai-je pas hérité ceci ou cela de mon père/de ma mère ? ne suis-je pas en train de reproduire semi-consciemment « ceci » parce que « cela » ? de quelle peur suis-je en train de me protéger lorsque je fais ceci ? et quand je dis « non » à cela, à quoi suis-je en train de dire « oui » ? quel est mon besoin profond qui me pousse à agir de telle manière ? et si ce besoin est beau et que je le chéris, de quelle autre manière, plus saine peut-être, plus actualisée à qui je suis aujourd’hui, pourrais-je maintenant combler ce besoin ?).



Osons le faire. Osons utiliser ces semaines de confinement à venir pour les mettre à contribution de Soi ! Osons nous tendre la main pour essayer de faire la paix à l’intérieur. Faire la paix en soi est un véritable labeur. C’est vrai, c’est un travail, ça demande des efforts, du temps, de l’énergie et beaucoup d’amour. C’est vrai, ce n’est pas les vacances et certains jours, sous le coup de certaines émotions, on se dira « Arf, à quoi bon secouer toute cette poussière sous le tapis quand ce tapis donne l’air d’être si propre en surface ? pourquoi m’infliger ça ? ». Voici ma réponse : les gens avec qui je travaille en séances de thérapie viennent à moi fatigués de leurs mécanismes, souvent épuisés par leurs émotions. Parce que se prévenir de ces émotions, travailler si fort à ne pas les vivre, à ne pas aller chercher en profondeur, se révèlera, à la longue, tout aussi fatigant (et même plus encore !) que de travailler à cette reconnexion à soi. Ces parties de nous que nous n’écoutons pas et réprimons nous prennent une énergie considérable. Et feront entendre leur voix d’une manière ou d’une autre. J’aime le mot grec de « pharmakos » qui désignait à l’époque… la victime que la cité avait choisi de sacrifier aux dieux lors d’un rituel pour se protéger dans les temps à venir. Mieux encore : ce mot a longtemps désigné le remède… et le poison ! C’est ce que sont nos peurs : à la fois poison lorsque nous les étouffons ou lorsqu’elles nous étouffent, et remède lorsque nous prenons le temps d’accueillir avec gratitude les messages qu’elles nous portent.


Faites ce simple exercice, à la maison, tranquillement : asseyez-vous et entrez en vous-même, respirez sereinement. Puis demandez à recevoir l’image de l’une de vos peurs. Observez-la tranquillement, en continuant de respirer tranquillement. Et cherchez à quoi cette peur se connecte : où vous ramène-t-il ? qu’évoque-t-elle ? quel chemin de pensées suit-elle ? à quel besoin se relie-t-elle ? En faisant ce simple exercice, vous êtes en train de la reconnaître, c’est-à-dire de lui dire « c’est OK que tu existes, je t’accueille et t’accepte, toi et ton message, toi et la partie blessée qui te porte en moi ». Et alors dans cette reconnaissance, je « re-connais » et je connais de nouveau cette vérité oubliée d’une partie de moi. Et dans l’espace de paix que cela amène, je retrouve un peu de mon âme, de qui je suis en dehors du manque, de la demande et de la lutte. Dans ce « je suis », je suis mon âme et je la suis, chacune de mes peurs ou de mes émotions étant un petit jalon posé sur le chemin qui mène à elle.


Alors osons, dans l’amour de nous-mêmes, avec tendresse et douceur, mettre de la conscience. Osons être, un peu plus chaque jour. Et si ce travail nécessite pour vous une autre main tendue, une autre oreille attentive et un autre cœur ouvert que le vôtre, je suis disponible pour des séances téléphoniques.


Avec lumière et douceur,

Jade

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